Le courrier est arrivé ce midi. Emanant du Directeur académique des services de l'éducation nationale, il indique pour la rentrée 2016, la fermeture officielle de la septième classe. Madame Mercoli est donc directement concernée par cette fermeture. Elle participe obligatoirement au mouvement. Victor Hugo disait: "qui ouvre une école, ferme une prison". Nous fermons une classe. En dehors du déchirement de voir partir une collègue qui avait su se faire apprécier par l'ensemble de la communauté éducative, c'est hélas, un mode de fonctionnement qui devient compliqué pour l'équipe restante. En effet, l'effectif par classe devient plus conséquent et le nombre de double niveau augmente aussi. En quelques années, l'école est passée de 200 élèves à 153 pour septembre 2016.

Le collège, qui aura mobilisé de l'énergie de la part de tous et toutes, parents, représentants, municipalité et école, se sera nourri de la part des sphères politiques départementales et régionales de paroles et de promesses. Pourtant, le terrain est prêt, le giratoire aussi, le public est là, sur la commune et sur les communes voisines.

A vivre dans un village qui possède collège et gymnase, je peux certifier l'énergie qu'ils créent et la force des bénévoles. Mais il me semble que ce village que j'affectionne professionnellement appartient aux oubliés, aux petites gens, aux personnes sympathiques qui respectent les lois et les règles.

Que faut-il faire ? Que faut-il attendre ? En attendant, les écoles maternelle et élémentaire se meurent à petit feu. A quand et pour qui la prochaine fermeture ? A moins que le personnel s'en aille à son tour...

Quant à Madame Mercoli, je lui souhaite bonne continuation. Que je savoure les derniers mois que nous partageons !

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