Jamais je n'aurai cru que le monde que nous laisserions à nos enfants serait celui qui se dessine de nos jours. J'entendais, enfant, les anciens parlaient de la guerre, de ses souffrances, des bombes et des bruits de bottes dans les rues mal éclairées. Puis, revint à ma mémoire, L'Allemagne et la France se tenant la main. François et Helmut, côte à côte, devant l'ossuaire de Douaumont. "Tu connaîtras un monde sans guerre", nous répétait-on. Puis est arrivé l'invisible imprévisible de l'atrocité qui frappe à l’aveuglette des innocents pris au hasard. Victor Hugo encensait les écoles qu'on ouvrait, les voici qu'on les ferme à double tour. Le regard méfiant et soupçonneux à celui qui sonne à l'entrée de l'école. Les écoles sont devenus des prisons de jour. Les exercices s'apprennent et s'enchaînent. Nos enfants sont couchés, dans le noir absolu, dans le silence le plus total. Ils devront vivre avec cela. Les médias informent, développent, répètent à l'infini et la psychose s'installe dans nos foyers, dans notre République. L'Administration nous parle sécurité, PPMS (Plan Particulier de Mise en Sûreté), Exercices et Scénario, Radicalisation...  

Pour assurer, pour s'assurer et pour rassurer, voici venu le temps des alarmes intrusions. Elles ont été mises pendant les vacances par la municipalité et remplacent la corne de brume.  Pas assez sonore... Un grand merci à la mairie. Mais quelle débauche d'énergie pour cet ennemi sans visage.

J'aurai tant voulu que nos enfants vivent autrement.   

Alarme (rouge et blanche) et déclencheurs à distance.
Alarme (rouge et blanche) et déclencheurs à distance.

Alarme (rouge et blanche) et déclencheurs à distance.

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