Certains s'extasient sur le dernier modèle de téléphone et des nouvelles applications qui vont changer le monde. En attendant, le monde ne les attend pas et tous ceux qui resteront tête penchée sur les dernières nouvelles ne verront pas le miracle de  la vie se reproduire. Celui qu'on appelle cycle, saison et que les poètes encensent sous le nom de printemps.

Les vols impétueux des petits volatiles effleurent nos têtes et l'air se pare déjà de nouveaux parfums. 

Dans la cour de l'école, les platanes iroquois se préparent déjà, mais leur coupe franche en retarde le début. Mais celui qui ouvre le bal est sans contexte le marronnier. Ses bourgeons silencieux de cet hiver hurlent en silence. Qu'on leur donne l'envie d'avoir encore envie. Et ceux qui ne lèveront pas la tête n'assisteront pas au miracle de la vie, à l'accouchement de la nature nourricière. Les bourgeons éclatent et nul ne les reconnaîtra dans une semaine.  

A l'école, on append d'abord les choses de la vie. La nature est là et le restera. C'est elle qu'on doit enseigner en priorité. Pour le reste, c'est superflu. Alors mes chers enfants, éteignez vos écrans, sortez dans le jardin et admirez les bébés bourgeons qui vous donneront mille et une fleurs, mille et un fruits. 

Quant à notre marronnier, ces jours qui viennent seront les tiens... ses jours qui viennent seront les nôtres. Et voici par tes enfants, un bourgeon bien heureux de retrouver la lumière du jour et la chaleur de ton corps. 

Le cri silencieux d'une renaissance
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