100 ans
11 nov. 2018100, cent ans, ressentant, tout ce temps, s’envolant, vers le temps, à jamais.
100, sans toi, sans lui, et sans elle, loin de toi, dans la nuit, ô cruelle.
100, sans toit, 100 croix, cent âmes, s’entassent, s’entament dans vos chairs.
100, 100 ans, mit le temps, sous le vent, sous les chants, dans ces champs, en bois blanc.
100, cent ans, cent enfants, mit l’enfant sans parent, sans sa main, dans la tienne.
Sens, sens-tu, ressens-tu, s’entretuent, ceux qu’on tue, ce silence qui s’est tu.
Sang, sang-froid, sang rouge, sans vie, et sans bruit, s’enterrent et s’enlisent.
Sans, s’enfuient, loin d’ici, loin de là, au-delà, nos amours, son amour et sa vie.
Sans, sans vous, vous ici, aujourd’hui, eux là-bas, les voici parmi nous.
Nos …, n’ont, oh non ! Leurs noms, aux noms … écrits, sont des oui, à la vie, à nos vies.
100, cent ans, c’était hier, c’était l’enfer, c’était nos pères, c’était nos frères, c’était pour nous.
