Évaluations nationales : une photographie, pas une étiquette

Comme chaque année, la rentrée s'accompagne d'un rendez-vous qui est devenu incontournable pour les élèves de l'école élémentaire : les évaluations nationales. Ce lundi 7 septembre marque le début d'une période fixée par le ministère de l'Éducation nationale, qui se poursuivra jusqu'au 18 septembre.

Une organisation adaptée à chaque école

Au sein de notre école, chaque enseignant s'organisera selon son propre emploi du temps et l'effectif de sa classe. Selon les cas, des élèves de même niveau pourront être réunis pour la passation dans un souci d'équité, ou, tout comme moi en tant que directeur, je prendrai moi-même en charge les évaluations, sans que cela n'empiète sur le temps consacré à ma collègue qui assure la décharge de direction. Quant aux débuts de la passation, elle est à la liberté pédagogique de chaque collègue sur la période déterminée. 

En ce qui concerne les préconisations, il est explicitement écrit dans le cahier de l'enseignant : afin de ne pas surcharger les élèves, l'étalement des séquences sur différentes demi-journées est recommandé…

Je tiens à remercier chaleureusement Madame Cislini, qui m'a conduit jeudi midi, sur notre temps de pause, à Nîmes pour aller récupérer les cahiers d'évaluation au centre-ville.

Des repères, pas un jugement

Les résultats de ces évaluations sont présentés comme des repères sur les cahiers des élèves. Je souhaite insister sur ce point : il ne s'agit en aucun cas d'une étiquette que l'on colle à un élève. Personnellement, je ne le supporte pas.   Ces évaluations portent uniquement sur le français et les mathématiques, et permettent d'obtenir une image du niveau des élèves à un instant donné dans des domaines spécifiques, celui de septembre 2026, afin de pouvoir, le plus rapidement possible, constituer des groupes de besoin, de niveau, adaptés…

Chaque enseignant choisira la façon la plus appropriée de communiquer ces résultats et restera, comme toujours, à l'écoute des familles qui souhaiteraient en discuter.

Inutile de préparer son enfant à l'avance.

Il arrive que certains parents soient tentés de faire passer les évaluations à la maison en amont, pour que leur enfant les « réussisse ».  Nous avons eu des cas précédents. Je le redis clairement : cette démarche n'a aucun sens. Bien au contraire, elle est contreproductive et les collègues de l'école ne les préparent pas à l'avance par des exercices similaires.   L'objectif n'est pas de réussir une évaluation, mais de mesurer le niveau atteint des élèves en français et en mathématiques, à un moment précis de leur parcours.

Un travail collectif au service des élèves

Comme cela avait été annoncé lors du troisième conseil d'école de l'année dernière, une fiche action du projet d'école mis en fonction en cette rentrée a été élaborée pour exploiter concrètement ces résultats. Elle permettra, dans le cadre des conseils de cycle, d'analyser les résultats par niveau et d'ajuster la pédagogie, que ce soit au sein d'une classe, d'un cycle, ou dans le cadre des liaisons entre les écoles et avec le collège.

Une photographie, jamais une étiquette.

Pour conclure, je souhaite revenir une dernière fois sur ce point essentiel : une évaluation n'est jamais une étiquette que l'on pose sur un enfant. C'est simplement une photographie. Et comme toute photographie, il arrive qu'elle ne nous mette pas particulièrement en valeur, cela ne change rien de ce que nous sommes vraiment, au fond de nous : des êtres vivants et non des pourcentages. 

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