Les CM2 déclarent la guerre aux poubelles.

Chaque année, la même scène se répète dans les couloirs de l'école élémentaire : des cartons, des bacs de couleurs et des enfants soudain très concernés par le sort d'une bouteille en plastique. Cette semaine, ce sont les élèves de madame Cislini qui ont ouvert le bal du tri sélectif, sous l'œil attentif de Nathalie Malek et d'une assistante qui s'apprête, elle aussi, à faire le tour des classes avec son kit anti-gaspillage.

Car oui, le tri sélectif à l'école, c'est un peu comme les vaccins : ça revient chaque année, personne n'a vraiment envie d'y penser, mais tout le monde en ressort plus grand. L'objectif reste le même depuis toujours: rappeler aux enfants les bons gestes, entre ce qui se recycle, ce qui s'incinère et ce qui, disons-le, n'aurait jamais dû finir dans un cartable.

Pas de leçon magistrale ni de discours interminable sur le développement durable : les élèves ont pu manipuler, trier, se tromper et recommencer, en s'amusant avec les fameuses poubelles de couleurs qui, pour une fois, n'ont pas servi de ballon de foot improvisé. Une manière ludique d'aborder un sujet qui, avouons-le, n'a pas toujours la cote auprès des enfants,  jusqu'à ce qu'on leur mette une poubelle jaune entre les mains, et là, miraculeusement, tout le monde devient spécialiste du recyclage.

La suite du programme s'annonce tout aussi instructive : une visite de l'incinérateur et du centre de tri de Nîmes viendra compléter cette initiation grandeur nature. De quoi transformer, l'air de rien, une classe de CM2 en petite brigade de l'environnement, bottes aux pieds et gants en renfort, la prochaine fois peut-être.

Nous tenons à rappeler que les bouchons en plastique sont mis de côté pour l'opération Bouchons d'amour et les piles pour électrifier un village à Haïti. 

 

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