En ces temps informatiques et technologiques de pointe, où la communication devient planétaire, essentielle et va plus vite que les hommes, on oublie parfois, qu'à côté de nous, la vie qui sommeillait s'éveille et explose de mille feuilles. Magie de la vie, celle des plantes ne l'est pas moins. Silencieux et pourtant indispensables, les arbres, les arbustes et les fleurs hurlent leur joie de renaître au printemps. Il en est aussi pour le marronnier de la cour que les enfants secouent pour déloger un ballon en mousse, s'y appuient en attendant un ami, où le contourne comme le ballet des voitures à un rond-point cherchant désespéramment la bonne sortie. Alors Marronnier, j'ai décidé de te mettre à l'honneur et au lieu de te prendre dans ton ensemble ; c'est un de tes enfants bourgeons qui te représentera.

Je ne sais si l'amour des plantes que mon père prodiguait dans son jardin me fut transmis génétiquement. Mais mes souvenirs s'enlacent : d'un père déambulant de-ci de-là susurrant à chacun de belles et douces paroles. Enfant de la technologie, je rends à mon tour hommage, à travers toi marronnier, à toutes ces créatures enracinées que, ni le mouvement, ni la parole ne viennent nous perturber.

Mon appareil numérique en main, à chaque matin et jusqu'à ta frondaison finie, je te glorifie dans un clic éternel. (20 mars, 22 mars et 23 mars)

 

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